12 manières d’accroître la participation de vos élèves

Problème : le contenu est répétitif

Peut-être le contenu a-t-il besoin d’être répétitif parce que les élèves n’arrivent pas à retenir la matière ou peut-être faites-vous une révision en vue d’un examen? Dans tous les cas, leur attention n’est pas là.

Solution #1 : mesurez leurs connaissances antérieures

La solution pourrait être aussi simple que de demander aux élèves : « Que savez-vous à propos de [sujet]? » et écrire leur réponse au tableau. Vous pourriez aussi essayer un pré-test ou un organisateur graphique comme le S-V-A. Le but est de déterminer ce qu’ils savent déjà (ou croient savoir). Ainsi, vous générez l’engagement des élèves, car ceux-ci se sentent intelligents et vous pouvez alors concentrer votre énergie sur ce qu’ils ne savent pas ou ne savent pas correctement.

Solution #2 : essayez des regroupements selon les niveaux de connaissance

Divisez la classe en groupes basés sur les compétences que les élèves doivent pratiquer – pas définitivement, seulement pour une ou deux périodes, afin qu’ils puissent se concentrer sur ce qui les aidera vraiment. Constituez un groupe qui travaillera sur la multiplication des fractions, un autre sur la division des fractions et un autre sur la conversion des fractions en décimales. Enfin, faites un dernier groupe composé de ceux qui ont déjà eu 100% à l’examen et donnez-leur des activités supplémentaires ou prendre de l’avance sur le prochain cours. Prenez ensuite le temps de circuler entre les groupes et les aider à réviser. Vous aurez davantage d’élèves engagés dans leurs apprentissages et ils bénéficieront de temps pour travailler un aspect spécifique.

Solution #3 : laissez-les pratiquer l’enseignement réciproque

Cette solution est particulièrement bonne pour réviser avant un examen : divisez la classe en groupes et donnez-leur chacun un sujet. Établissez certaines règles et laissez-les s’enseigner mutuellement. Encouragez-les à réaliser des activités intéressantes – écrire des tests pour les autres, produire des jeux pour étudier, etc. – et évaluez chaque groupe sur l’exactitude de leur contenu, la créativité de leur approche et l’efficacité de travail de leur groupe.

Problème : le contenu est trop difficile

Cela ne constitue que la moitié du problème. L’autre moitié – en particulier avec les élèves plus âgés – est leur peur de paraitre « idiots » lorsqu’ils posent des questions.

Solution #1 : permettre les questions anonymes

Installez une boite à questions où les élèves peuvent soumettre une question à tout moment. Donnez à chaque élève une carte et demandez-leur d’écrire quelque chose à propos d’un texte qu’ils avaient à lire en devoir. S’ils n’ont pas de question à formuler, apprenez-leur à rédiger un commentaire sur leur lecture. Ramassez les cartes et utilisez-les pour diriger une discussion avec la classe. Vous repèrerez rapidement quelles parties du texte ont été plus difficiles pour les élèves sans que ceux-ci n’aient crainte de paraitre « idiots ».

Solution #2 : permettre aux élèves de travailler en équipe

Bien sûr, il est impossible de toujours faire travailler les élèves en équipe. Les élèves doivent parfois être évalués. Demandez-vous : est-ce que le but de l’activité est de leur faire apprendre du contenu ou de les évaluer? Si le but est d’apprendre du contenu, pourquoi ne pas travailler en équipe? Lorsqu’ils rapportent leurs devoirs, faites un survol pour juger du nombre d’élèves qui l’on fait, puis placez-les en équipe de deux et faites-les réviser leur devoir. Permettez-leur d’apporter des changements à leurs devoirs si la réponse de leur coéquipier parait plus juste. Lorsqu’ils ont terminé, faites un retour en grand groupe. Les élèves seront sans doute moins embarrassés de partager avec le groupe la réponse de l’équipe que la leur et vous pourrez certainement passer plus rapidement à autre chose.

Solution #3 : essayez l’approche « casse-tête»

Il ne s’agit pas de travailler avec de véritables casse-têtes! Si vous introduisez une nouvelle notion difficile, divisez la classe en groupes et demandez à chacun d’eux de maitriser une partie seulement de cette nouvelle notion. Par exemple, si vous enseignez la Révolution américaine, confiez à un groupe la recherche sur le Congrès continental, un autre sur l’armée de Washington, un autre sur le support des Français durant la guerre, et ainsi de suite.

Demandez-leur de préparer une courte présentation sur le sujet, de devenir les « experts » de la classe sur le sujet. Ensuite, divisez à nouveau la classe en plusieurs groupes qui contiendront un expert de chaque sujet. Demandez à nouveau à ces groupes de compléter une feuille qui nécessite de l’information sur chaque sujet. Ils s’enseigneront réciproquement durant le processus. Apprenez-en plus sur l’approche « casse-tête »ang..

Problème : Il y a trop d’information à présenter dans un temps trop court

Parfois, il n’y a aucune solution : vous avez un tas d’information à présenter dans un temps limité. Alors, vous choisissez la lecture et demandez à vos élèves d’absorber le contenu. À la place, ils tombent endormis ou regardent par la fenêtre. Que faire?

Solution #1 : faire de petites bouchées

Souvenez-vous : la recherche démontre que le temps moyen d’attention des élèves augmente avec l’âge. Même les élèves du secondaire peuvent seulement rester concentrés une quinzaine de minutes. Si vous avez trop d’information à transmettre, réorganisez votre leçon de telle manière que vous ne parlerez pas plus de 10 à 15 minutes.

Cassez les concepts en plus petites sections et présentez-les brièvement, puis faites une activité qui les permettra d’intégrer ces concepts. Refaites cet exercice plusieurs fois. Vous augmenterez la participation… et la compréhension aussi.

Solution #2 : gardez les élèves occupés

Ne permettez pas que les élèves tombent dans la lune pendant que vous parlez. Donnez-leur quelque chose pour qu’ils demeurent attentifs à ce que vous dites. Essayez les notes sous format de dictée trouée. Enlevez les mots-clefs et certaines phrases pour créer cette dictée trouée. Demandez ensuite aux élèves de la remplir durant la leçon. Une variation intéressante est la lecture bingoang..

Solution #3 : Regardez vers l’avenir

Avant de donner votre cours, demandez aux élèves de formuler une prédiction. Par exemple, annoncez que vous parlerez de Shakespeare et demandez-leur de prédire ce que vous direz ou proposez-leur une série d’affirmations dont ils devront déterminer si elles sont vraies ou fausses.

Au fil de votre leçon, les élèves devront comparer leurs hypothèses avec ce que vous leur apprenez.

Lorsque la leçon est terminée, prenez le temps de faire une discussion de classe pour évaluer l’exactitude des prédictions des élèves.

Problème : l’accent est mis sur l’enseignant, pas les élèves

Solution #1 : gardez-les plus occupés que vous ne l’êtes

La classe traditionnelle avait un enseignant qui présentait sur un ton monotone la matière aux étudiants qui somnolaient. Imaginez une nouvelle classe où les élèves sont plus occupés que l’enseignant.

Gardez les moments d’enseignement magistral aussi brefs que possible; mettez ces élèves au travail! Distribuez-leur des feuilles d’activités, faites-leur faire des discussions, des projets. Cela ne signifie pas que vous deviez rester assis à attendre; vous continuerez d’être occupés en vous promenant d’élève en élève ou de groupe en groupe pour corriger, évaluer, faire des rétroactions. Maintenant, tous sont occupés et impliqués.

Solution #2 : formez des groupes

Des groupes homogènes? Des groupes hétérogènes? Groupes basés sur les habiletés? Oubliez le jargon : avoir des élèves qui travaillent en groupes est l’une des meilleures façons d’accroitre leur implication. Ne les laissez pas toujours dans les mêmes groupes, donnez-leur la chance d’être « l’expert » qui pourra aider quelqu’un d’autre une journée et se faire aider le lendemain.

Prenez un travail traditionnel ou une activité et distribuez-la aux groupes d’étudiants. Offrez une récompense au groupe qui terminera le premier avec le plus de bonnes réponses et regardez-les aller! Notez qu’il peut être intéressant d’avoir des récompenses additionnelles pour des groupes motivés par exemple. Même les élèves du secondaire apprécient ce genre de compétitions.

Solution #3 : laissez-leur un choix et une voix

Est-ce que les élèves ont-ils un droit de parole dans votre classe? Évidemment, c’est à l’enseignant que revient la majorité des décisions, mais il y a quelques points que vous puissiez leur concéder : quelle couleur on utilisera pour écrire aujourd’hui ou combien de temps ils consacreront à une activité.

Les enfants se lassent lorsqu’ils sentent que leurs idées ne sont jamais considérées. Montrez-leur que les opinions sont importantes vous verrez leur attention et leur participation augmenter.

Il restera toujours quelques élèves inatteignables malgré tous vos efforts. Mais essayez juste une fois, vous pourriez être surpris et voir un élève jugé inatteignable se joindre au groupe!

Comment encouragez-vous la participation en classe? Partagez vos opinions et vos expériences dans la section des commentaires!

*Traduction libre de l’article de Kim Haynes, Top 12 Ways to Increase Student Participation.

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